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Rejet de biogaz par une installation de méthanisation · ARIA #65788

27/12/2025 · MORET-LOING-ET-ORVANNE (77) · Production de combustibles gazeux 💧 Pollution eau

Récit officiel BARPI
Vers 8h40, un rejet de biogaz issu d'un gazomètre se produit sur une installation de méthanisation. L'événement est détecté à la suite d'une non-conformité de la qualité du gaz et d'une chute brutale du niveau du gazomètre. Le lendemain, l'injection du biogaz dans le réseau ainsi que l'alimentation en intrants, l'injection d'O2 et ls agitateurs du digesteur sont arrêtés. Les ciels gazeux sont isolés. L'exploitant constate la présence de méthane en sortie de ventilation Plusieurs alarmes sont présentes sur l'installation et la production de biogaz baisse. Dans les jours qui suivent, la concentration en méthane est dans le domaine d'explosivité (12,4 %). La zone est balisée. Cinq jours après le début de l'événement, une alarme méthane se déclenche dans le local épuration. Une inspection visuelle montre le déclenchement d'une soupape du digesteur et la présence d'une forte odeur de gaz. Le jour suivant, l'inspection au hublot révèle une déchirure ovoïde de 1 m sur la membrane interne du gazomètre, située à l'opposé du hublot.1 055 kg de CO et 558 kg de méthane sont rejetés à l'atmosphère. Les dommages matériels sont estimés à moins de 100 000 € et la perte de production à 500 000 €.La veille de l'événement, une vague de froid (températures négatives comprises entre -6 °C et -3 °C) a provoqué des arrêts du module d'épuration du biogaz. Les vannes d'entrée du biogaz étaient gelées en position fermées car elles n'étaient pas calorifugées. Cela a conduit à un arrêt de l'injection du biogaz dans le réseau. La pression a augmenté dans le digesteur et le post-digesteur. Les gazomètres se sont remplis progressivement. Le déclenchement de la torchère, basé sur le taux de remplissage des gazomètres (démarrage à 95 % et arrêt à 85 %), s'est effectué de nombreuses fois. Le jour de l'événement, les vannes étaient toujours gelées. Plusieurs alarmes étaient présentes et un taux d'azote trop élevé dans le biométhane a été observé. La pression a augmenté lors de l'arrêt de l'épuration et la torchère aurait dû se déclencher vers 8h30 mais elle était en défaut. La pression est montée jusqu'à 8 mbar déclenchant la rupture de la membrane et le rejet de biogaz par les soupapes. La pression était toutefois inférieure à la pression de rupture de la membrane et un défaut technique de celle-ci est suspecté.À la suite de l'événement, l'exploitant : calorifuge et trace l'unité d'épuration afin de prévenir le gel des équipements ; ajoute une mesure de CO2 pour pouvoir effectuer la balance des gaz et détecter précisément toute dérive de composition et notamment la présence d'azote ; investigue le fonctionnement et la fiabilité du capteur de méthane de l'espace intermembranaire ainsi que la remontée des données associées, pour détecter au plus tôt les pertes d'étanchéité ; mène des investigations sur le non-fonctionnement de la torchère et réalise une expertise technique de la membrane du gazomètre afin d'expliquer sa rupture à une pression inférieure à sa résistance théorique.
Type d'événement
Rejet prolongé
Matières impliquées
[74-82-8] METHANE,[124-38-9] DIOXYDE DE CARBONE
Causes
Autre,Froid intense, verglas,Défauts matériels,Danger latent,Perte de confinement , étanchéité (sans rupture)
Échelle ARIA
0H, 0En, 2Ec, 3M
H = humaines · En = environnementales · Ec = économiques · M = matérielles (0-6)

Source : Fiche officielle ARIA BARPI → · Ministère de la Transition écologique.

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