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Fuite enflammée d'hydrogène dans une entreprise de gaz industriels · ARIA #55834

30/07/2020 · DOUAI (59) · Fabrication de gaz industriels 💧 Pollution eau

Récit officiel BARPI
Vers 17 h, dans une usine de production et de traitement de gaz industriels, une fuite se déclare au niveau d'une semi-remorque transportant des bouteilles d'hydrogène gazeux (H2) en cours de chargement. Un opérateur ferme la vanne d'alimentation. La fuite s'enflamme et atteint les pneumatiques de la remorque. Le véhicule prend feu, provoquant un panache de fumée noire visible à distance. L'exploitant fait évacuer le personnel et active son plan d'opération interne (POI). Le déluge d'eau se déclenche au-dessus du poste de conditionnement. Le site est mis sur rétention. Les pompiers et l'exploitant évitent la propagation du sinistre au-delà des 3 semi-remorques stationnées au poste de chargement. Le maire demande aux habitants à proximité du site de se confiner. Un périmètre de sécurité de 1 km est mis en place. A 19 h, les pompiers maîtrisent l'incendie.Vers 3h30, le lendemain, une reprise de feu est constatée sur les pneumatiques d'une semi-remorque. Les pompiers utilisent un débit d'extinction 2 fois plus élevé que lors de la première phase. Les eaux d'extinction sont récupérées dans un bassin de rétention prévu à cet effet, mais il atteint son niveau maximal de remplissage. Pour limiter la quantité d'eau, les pompiers utilisent de la mousse. Pour réduire le niveau d'eau dans le bassin, l'exploitant ouvre à faible débit son rejet d'eaux à la SCARPE. Les pompiers mettent en place un barrage filtrant pour les hydrocarbures. Les eaux du bassin sont ensuite renvoyées vers la réserve incendie. Le rejet vers le milieu naturel est stoppé vers 7 h. Vers 10h30, les pompiers terminent l'extinction. Ils contrôlent l'absence de points chauds à l'aide d'une caméra thermique. L'exploitant lève son POI. A 12 h, les pompiers quittent le site. L'exploitant active une cellule de crise post-accidentelle pour étudier la vidange de l'H2 restant dans les remorques et leur inertage.Les 3 semi-remorques présentent des destructions importantes, entraînant une perte économique de 488 k€. Le site est à l'arrêt et la production est délocalisée. Les installations de conditionnement de l'H2 sont consignées et nécessitent une remise en état estimée à 50 k€. Un arrêté de mesures d'urgence prévoit notamment une étude de l'impact environnemental de l'incendie, une analyse des eaux d'extinction et l'élimination des déchets générés par le sinistre. L'étude du panache de dispersion des fumées conclut à l'absence d'effet toxique au voisinage du site. L'analyse des eaux d'extinction montre une qualité permettant leur rejet au milieu naturel. Les usages constatés du sols sont jugés compatibles avec les dégradations potentiellement en lien avec le sinistre, L'exploitant identifie 3 sources potentielles de fuite d'H2 au niveau de la semi-remorque :sur une lyre de connexion entre une bouteille et un collecteur ;sur le collecteur ;sur une bouteille.Dans l'attente des conclusions de l'enquête, l'exploitant retire du parc de véhicules le lot de semi-remorques du même modèle.
Type d'événement
Incendie,Rejet prolongé
Matières impliquées
[1333-74-0] HYDROGENE,[A-M044] PNEUMATIQUE
Causes
Perte de confinement , étanchéité (sans rupture)
Échelle ARIA
0H, 0En, 2Ec, 1M
H = humaines · En = environnementales · Ec = économiques · M = matérielles (0-6)

Source : Fiche officielle ARIA BARPI → · Ministère de la Transition écologique.

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