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Déversement de boues graisseuses dans une usine de trituration de graines d?oléagineux · ARIA #65905

25/01/2026 · LE MERIOT (10) · Fabrication d'huiles et graisses 💧 Pollution eau

Récit officiel BARPI
Un dimanche, vers 1 h, des boues graisseuses se déversent au niveau de la STEP d'une usine spécialisée dans la trituration de graines d'oléagineux. Vers 3 h, l'alarme turbidité se déclenche en sortie de STEP. Le gestionnaire de cette STEP se connecte à la supervision, ne détecte rien d'anormal et acquitte l'alarme. Lors de plusieurs connexions les heures suivantes, il constate des débits ponctuels en sortie de STEP, sans alarme, et prend des mesures de stabilisation. Vers 15h30, lors d'une ronde, un agent de surveillance donne l'alerte. À 18h53, un élu alerte les pompiers après détection de matières brunâtres en surface dans un bras mort de la SEINE. L'exploitant effectue une reconnaissance sur place et prend des mesures pour éviter tout nouveau rejet. Une entreprise de curage évacue les boues émulsifiées présentes dans les bassins et nettoie les canalisations. Les jours suivants, une société spécialisée récupère les matières sur la SEINE.44 m³ de boues graisseuses se déversent.L'événement s'est produit alors que la STEP était considérée à l'arrêt depuis plusieurs jours. Les bassins contenaient des effluents trop chargés par rapport à la normale, à la suite d'un envoi important lors d'un arrêt technique en production et d'un mode dégradé sur les eaux de lavage de l'atelier de neutralisation, du fait de l'indisponibilité du bac de régulation. La présence de matière grasse dans le bassin d'aération a provoqué de la mousse par foisonnement, puis des débordements, non détectés par l'absence de capteur de mousse. L'alarme turbidité déclenchée vers 3 h n'a pas été considérée comme un problème, car les informations délivrées par la sonde étaient faussées par la nature du rejet (présence d'air dans les émulsions). Le paramétrage de celle-ci n'a également pas permis qu'elle se réarme. À 17 h, l'exploitant a appelé le chef de quart sur site après consultation du rapport d'alerte de l'agent de surveillance. Le chef de quart avait constaté le débordement à la STEP mais savait que le réseau EP était confiné depuis 2 jours à la suite d'un événement isolé dans un autre secteur de l'usine. Il avait alors vérifié l'état des installations pouvant rejeter des effluents au milieu naturel, sans rien constater, et arrêté le traitement physico-chimique mis en place par le prestataire. L'événement met en évidence l'absence de communication et de remontées d'informations entre le chef de quart et le gestionnaire de la STEP, chacun ayant mené des actions sans en référer au second.À la suite de l'événement, l'exploitant :veille à maîtriser les effluents en sortie de l'atelier de neutralisation ;modifie ses équipements de détection (paramétrage de l'alarme de manière à ce qu'elle soit itérative, installation d'une sonde de détection de mousse et de sondes de conductivité) ;modifie ses consignes d'intervention ;met à jour son POI, en intégrant les risques de pollutions accidentelles des eaux ;sensibilise et complète la formation du personnel.
Type d'événement
Rejet prolongé
Matières impliquées
[A-M072] BOUES, EAUX USEES ET EFFLUENTS RESIDUAIRES
Causes
Mal effectuée,Non effectuée,Défauts matériels,Danger latent,Pertes de contrôle de procédé,Décomposition de produits , réaction parasite,Engorgement , débordement
Échelle ARIA
0H, 1En, 0Ec, 0M
H = humaines · En = environnementales · Ec = économiques · M = matérielles (0-6)

Source : Fiche officielle ARIA BARPI → · Ministère de la Transition écologique.

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